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Congrès annuel 2022

Les 60 ans du RGQ : Un tremplin vers l'avenir!

Le Regroupement des géographes du Québec (RGQ) célèbre en 2022 ses 60 années d’existence. Avoir 60 ans, c’est l’occasion de faire le point et de regarder vers l’avenir. C’est le temps de prendre une pause, de réfléchir, de discuter du chemin parcouru et de jeter un regard critique sur les chemins qui se présentent à nous. C’est aussi une occasion de permettre aux géographies universitaire, scolaire et professionnelle de dialoguer entre elles. Dans un contexte où la géographie se diversifie et évolue et où les géographes prennent de plus en plus de visages différents, qu’en est-il de la place de la géographie dans la société québécoise?

 

Tout au long de ces 60 années, différents sujets ont fait l’objet de réflexions et de débats, et ce, tout particulièrement dans le contexte de la géographie universitaire. Nous souhaitons profiter de ce congrès pour également mettre en lumière la réflexion géographique actuellement en cours dans les sphères scolaire et professionnelle.

 

Par exemple, les géographes œuvrant en milieu scolaire ont assisté, ces dernières décennies, à un repli de la discipline dans l’enseignement. De plus, dans le cadre des réformes du curriculum et de la formation des enseignants, les finalités d’une éducation géographique au 21e sont constamment remises en question. Cela ne manque pas de susciter des débats à un moment où la pertinence de la géographie pour comprendre l’évolution de la société est plus évidente que jamais.

 

Par ailleurs, la présence des géographes dans les milieux professionnels s’est accentuée au courant des dernières décennies et les géographes occupent désormais une place importante dans les administrations gouvernementales et dans le secteur privé. Elles et ils œuvrent dans des domaines rendus névralgiques par les diverses crises environnementales et sociales que nous connaissons à toutes les échelles et qui posent de nombreux défis auxquels les géographes peuvent apporter des solutions.

 

En marge de ces évolutions, le statut de notre organisation s’est transformé au fil des 60 dernières années. Née en 1962 d’un désir d’indépendance vis-à-vis de l’Association canadienne des géographes (ACG), notre organisation changera ensuite de nom à plusieurs reprises, de manière à refléter les grandes orientations que lui ont données ses membres. Tantôt très active, tantôt en dormance, elle devient finalement une constituante de l’ACG en 2014, et c’est à ce moment que l’appellation actuelle du RGQ est adoptée. Cette trajectoire témoigne du caractère « difficile » de la géographie, comme le dit Louis-Edmond Hamelin, mais illustre également la pertinence et la nécessité d’un lieu permettant la valorisation de la géographie au Québec et, plus largement, de la géographie de langue française au Canada.

 

De manière à nourrir la réflexion sur la géographie québécoise dans les secteurs universitaire, scolaire et professionnel, quatre axes de réflexion sont proposés dans le cadre de ce congrès. 

 

Axes réflexifs proposés

Axe 1 : La géographie québécoise, une trajectoire historique

Au cours des 60 dernières années, la place de la géographie dans la société québécoise a évolué. Dans le milieu universitaire, la géographie a pris de l’assurance, développant un savoir penser géographique québécois qui, depuis les années 1990, s’affirme et fait l’objet de débats. Cette mouvance trouve également son écho dans l’évolution de la géographie professionnelle qui, après avoir remis en question son statut et sa place dans le monde du travail, notamment gouvernemental, a connu elle aussi un renforcement. À contrario, la place de la géographie dans l’enseignement n’a pas connu le même sort. Après avoir eu une présence assez marquée dans les curriculums jusqu’à la fin des années 1990, l’enseignement de la géographie s’étiole depuis le début des années 2000, subissant notamment les aléas des réformes de la formation des maîtres et des programmes. De telles mouvances ne sont pas sans susciter des questionnements :

  1. Quels sont les éléments de rupture et/ou de continuité qui, à terme, permettent de cerner la trajectoire de la géographie au Québec au cours des 60 dernières années?

  2. Y a-t-il eu des moments phares ayant marqué l'histoire récente de la géographie québécoise?

  3. Quel.le.s sont, ou auront été, les acteurs et actrices clés du développement des différentes sphères de la géographie québécoise?

  4. Quels sont les enjeux qui ont animé les membres du RGQ et déterminé le rôle de notre organisation dans la vie de la discipline au Québec?

 

Axe 2 : Les géographes face aux défis du 21e siècle

L’aménagement du territoire, la gestion de l’eau et des risques naturels, la démographie, la santé, le vivre-ensemble et l’agroalimentaire ne sont que quelques-uns des enjeux du 21e siècle qui interpellent les géographes. Dans ce contexte, il nous apparaît pertinent et justifié d'assurer une plus grande visibilité, de faire connaître et de partager les différentes initiatives de recherche, d'enseignement et de pratiques professionnelles pour répondre à ces enjeux multiples, qui soulèvent une multitude d’interrogations :

  1. Quels enjeux propres au 21e siècle animent les pratiques de recherche, d’enseignement et des milieux professionnels de la géographie?

  2. Quels sont les apports, effectifs et potentiels, de la géographie pour la compréhension de ces enjeux?

  3. Quelles sont les innovations récentes proposées par les géographes pour faire face aux enjeux du 21e siècle?

  4. Comment assurer une meilleure écoute des décideurs et des publics envers ces propositions?

  5. Par quels canaux les géographes pourraient-ils assurer un transfert des connaissances et ainsi rendre plus accessibles les avancées scientifiques permettant de comprendre et d’appréhender ces enjeux?

 

Axe 3 : La géographie, une discipline en changement

Les défis liés à la transformation ou à l’adaptation de la discipline géographique et de son enseignement sont également nombreux. Dans le cadre de ce troisième axe, nous souhaitons accueillir des propositions qui portent un regard à la fois sur les transformations technologiques, épistémologiques, etc., et sur les réflexions et questionnements qu’elles suscitent :

  1. Quels sont les nouveaux thèmes, les nouvelles problématiques et méthodes qui animent les géographes et leurs pratiques? Doit-on concevoir de nouvelles méthodologies ou encore aller vers une nouvelle ontologie? Y a-t-il lieu de réfléchir à des changements de recherche, d’enseignement et de pratiques professionnelles?

  2. Comment et vers quoi transformer la discipline en fonction de thèmes émergents : la décolonisation, la géographie autochtone, l’équité, la diversité et l’inclusion (EDI), la redéfinition des frontières entre les disciplines et dans la société?

  3. Y a-t-il nécessité de transformer l’enseignement de la géographie et d'arrimer/revaloriser ses héritages disciplinaires (sciences humaines et sciences naturelles)? Si tel est le cas, quelles sont les pistes de réflexion, voire de solution à explorer?

  4. Quelles sont les transformations technologiques ayant eu cours dans les milieux scolaires et professionnels depuis 60 ans? Quels sont leurs impacts sur les pratiques?

 

Axe 4 : Faire rayonner la géographie

Diminution du nombre d’heures dédiées à l’enseignement de la géographie dans les écoles, perte d’effectifs dans les départements universitaires, faible présence médiatique par rapport aux experts issus d’autres disciplines ou encore absence de statut professionnel, tels sont les défis actuels que doivent surmonter la géographie et les géographes. La discipline semble ainsi faire face à un déficit de reconnaissance, tant dans l'espace public que dans les milieux académiques, scolaires et professionnels. Ses tenants, du même souffle, n'hésitent d'ailleurs pas à user d'appellations témoignant davantage de leur(s) domaine(s) de spécialisation que de leur appartenance disciplinaire. Dans ce contexte, une variété de questions émergent :

  1. Comment faire rayonner la géographie et, surtout, en tenant compte de quel(s) public(s)?

  2. Doit-on procéder à un renouvellement de la géographie dans les différents domaines de pratiques? Et dans ce cas comment procéder et en fonction de quelles orientations générales et spécifiques?

  3. Comment contribuer à mieux faire connaître la géographie et à la légitimer aux yeux des autres disciplines, tant en recherche, qu’à l'école et dans le monde du travail?

  4. Comment lui assurer une plus grande présence dans les médias et, plus largement, dans l’espace public?

Modalités de soumission des communications et calendrier

Le congrès proposera des communications individuelles et des séances thématiques et nous souhaitons recevoir des propositions d’intervenants des milieux autant universitaire, que scolaire ou professionnel. Bien que la langue principale du congrès soit le français, nous acceptons des propositions en français et en anglais. Des visites terrain seront également offertes le dernier jour, dans le respect de la grande tradition des congrès géographiques.

 

Types de soumissions possibles :

Communication : Les communications seront d’une durée de 20 minutes et seront suivies d’une courte période d’échanges. Les communications seront regroupées en séances selon les axes du congrès par les membres du comité scientifique.

Séance thématique : Les séances thématiques seront d’une durée de 90 minutes et rassembleront 3 ou 4 communications organisées autour d’un même thème. Afin d’encourager le dialogue entre les géographies universitaire, scolaire et professionnelle, il est souhaitable d’inclure des présentateurs et présentatrices issus d’au moins deux de ces sphères.

 

Vous êtes invité.e.s à nous soumettre une proposition de communication et/ou de séance thématique afin de faire connaître vos recherches, vos réalisations, vos défis et vos idées.Les soumissions seront ouvertes jusqu’au 10 juin 2022. L’annonce des propositions retenues se fera au plus tard le 30 juin 2022.

 

Pour soumettre une communication ou une séance thématique, nous vous invitons à remplir le formulaire en ligne dont vous trouverez le lien plus bas. Veuillez noter qu’aucune soumission ne sera acceptée par courriel.

 

Voici les informations que vous devrez fournir au moment de soumettre votre proposition :

  • Nom du présentateur/de la présentatrice

  • Coordonnées (courriel, organisation d’attache)

  • Sphère d’exercice de la géographie (universitaire, scolaire ou professionnelle)

  • Type de présentation (communication ou séance thématique)

  • Axe dans lequel s’inscrit la proposition

  • Court résumé de la communication ou de la séance (300 mots maximum)

  • Références (facultatif - maximum de 5)

 

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L'Association Canadienne des Géographes


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info@cag-acg.ca
Adresse​​​​​​ 

PO Box 35047 Westgate

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